La Paris Arbitration Week 2026 a confirmé, plus nettement encore que les années précédentes, que le secteur minier en Afrique s’est imposé au cœur des débats contemporains en matière d’arbitrage d’investissement. Ce qui pouvait auparavant être appréhendé comme une question sectorielle apparaît désormais comme un point de convergence de plusieurs dynamiques structurelles : la course mondiale aux minerais critiques, la réaffirmation de la souveraineté des États africains, la pression croissante pour aligner la protection des investissements sur les exigences environnementales et sociales, ainsi que la nécessité d’assurer une répartition plus équitable des bénéfices économiques entre les différentes parties prenantes.

Cette centralité s’est traduite par un nombre important de panels très suivis consacrés, directement ou indirectement, aux industries extractives sur le continent africain. Parmi eux, les discussions organisées par l’Académie africaine de la pratique du droit international (AAPDI) sur les projets miniers, énergétiques et d’infrastructure ont offert une illustration particulièrement éclairante des enjeux actuels.

D’autres panels, notamment Disputes in Africa’s Extractive Industries: Smart Mechanisms Beyond Arbitration (Hogan Lovells), The Green Minerals Race & Strategic Resource Nationalism (Gide Loyrette Nouel), et Arbitrating Power and Ore (Compass Lexecon) ont également mis en évidence une évolution plus large : le secteur n’est plus appréhendé comme une source de différends isolés, mais comme un environnement systémique en profonde transformation.

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